La Cité de Dieu survient dans les limites vulnérables de l’humain

La Cité de Dieu survient dans les limites vulnérables de l’humain

Vito Impellizzeri

Professeur de théologie fondamentale et systématique à la Faculté pontificale de théologie de Sicile Directeur de l’Institut supérieur des sciences religieuses.

19/12/2023 • 09:46

Une question du récit de la Genèse m’a toujours intrigué: « Ils entendirent le Seigneur Dieu se promener dans le jardin à la brise du jour, et l’homme et sa femme se cachèrent du Seigneur Dieu parmi les arbres du jardin. Le Seigneur Dieu appela l’homme et lui dit : « Où es-tu ? ». Il répondit : « J’ai entendu tes pas dans le jardin ; j’ai eu peur, car je suis nu, et je me suis caché ». Il dit : « Qui t’a fait connaître que tu étais nu ? As-tu mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ? » ». (Gn 3,8-13). Pourquoi, avantle péché, Adam ne perçoit-il pas consciemment sa nudité ? Surtout, pourquoi ne considère-t-il pasla nudité comme une faiblesse, une honte, une vulnérabilité ? Quelque chose qu’il veut cacher et qui génère en lui l’expérience de la peur ? Et encore, de quoi, de qui avoir peur ? Du froid ? De la violence ? De Dieu ? De quoi a-t-il eu honte?
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Langues :
Français
Chaîne: Revue FOI